Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 21:51

A l'occasion de ce dernier rendez-vous en date de cette série « FX », Louie – protagoniste et artiste de « stand up comedy » - aborde le thème des parties génitales masculines, de leurs utilisations et de leur signification... au propre, comme au figuré !

Un duo de « flashbacks » ramène Louie à l'époque où ce domaine spécifique revêtait - à ses yeux d'enfant âgé de sept ans - l'apparence d'une véritable « Terra Incognita ». Son père – tout d'abord - lui précisait que l'on ne traitait pas ce sujet en invoquant le terme inélégant de « sexualité », mais celui - plus approprié - de « l'art de faire l'amour ».

Au cours de ses explications d'adulte embarrassé, le paternel évoquait des expressions telles que « excitation » et « explosion » du corps féminin. Moue dubitative du jeune Louie et appréhensions justifiées, face à un acte aussi sibyllin que traumatisant !

Ensuite, une institutrice revêche prenait la relève parentale, sans susciter davantage d'attrait et d'intérêt, quant au sujet de l'épineuse question. La mégère imposait à la classe révulsée - auquel Louie appartenait - des schémas en coupe d'anatomies masculines et féminines, avec - à l'appui – les inévitables « pénis » et vagin ». Pour ce qui est de l'éveil des sens et des émotions à l'altérité que représente un hypothétique partenaire du sexe opposé, la démonstration écœurante prend les allures d'un véritable « tue l'amour » !

Si la première partie du « show » s'affiche comme amusante, mais évoque - hélas – comme un arrière-goût de « déjà-vu » ; la seconde moitié – en revanche – se révèle être une véritable réussite, notamment sur le plan de la tension dramatique.

Après la pétillante Pamela – quadragénaire aperçue dans une paire d'épisodes - Louie a « décroché » un nouveau rendez-vous sentimental, en compagnie d'une femme de son âge. Débuté sous d'excellents auspices, la soirée décontractée se poursuit dans un bar à « donuts », que notre comique gourmand a l'habitude de fréquenter.

Le couple d'un soir est interrompu - en plein échanges passionnés - par l'intrusion d'un groupe d'étudiants, dont le chahut tonitruant empêche ce dernier de mener à bien un conversation décente. Louie demande poliment à la bande d'énergumènes fébriles de baiser d'un ton, mais la forte tête du groupe – Sean – n'apprécie guère la remontrance. Il se présente à la table du tandem, mi-goguenard, mi-menaçant - arborant, telles des trophées de guerre, ses blessures héritées au cours de combats de rue.

Partagé entre peur et désir d'éviter tout conflit physique – aussi grotesque que superflu, d'ailleurs, vu son âge - Louie est obligé de s'excuser de son comportement, auprès de la brute adolescente. Ce manque flagrant de courage – aux yeux de sa compagne, il ne possède pas les « couilles » nécessaires pour relever le « défi » – met une fin définitive à la relation nocturne.

Toute en violence retenue et en menaces le plus souvent voilées, le « pugilat » verbal qui oppose le personnage de Louie à celui de Sean est réellement une pure merveille. Les deux comédiens font preuve – dans leur présente démonstration – d'un très grand talent d'acteur. D'ailleurs, la séquence – bien que relativement courte - prend les allures d'une telle virtuosité, qu'elle s'intégrerait parfaitement au déroulement d'un film de Martin Scorsese, par exemple !

Ce mélange de légèreté « bon enfant » - c'est le cas de le préciser – mais surtout d'écriture scénaristique parfaitement maîtrisée – l'épilogue est symbolique et évocateur à plus d'un titre, car il voit la rencontre entre Louie et le père brutal de Sean – conduit « Bully » a être certainement l'un des meilleurs épisode de cette série au penchant humoristique. A de rares occasions, « Louie » sait également divulguer un aspect plus mature, moins potache et - peut-être aussi - moins superficiel ; ce qui est tout à l'honneur de son contenu et des capacités de son « showrunner », Louis C.K. !

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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 00:07

Nouveau programme diffusé sur la chaîne « Showtime » - « The Big C » vient habillement se glisser entre deux autres « productions maison », à savoir « United States of Tara » et « Nurse Jackie ». La raison principale est, qu'à l'image de son duo de consœurs - et outre son « timing » d'approximativement trente minutes - son cœur de cible s'adresse principalement aux femmes. Bien évidemment, les « women friendly » - ou en langage vulgaire, les « hommes » - ont également le droit de visionner cette série.

Actrice dans la « sitcom » « ABC » « Help Me Help You » ; scénariste sur la « teen drama » « The CW », « 90210 » et productrice sur la même série, la rousse Darlene Hunt est dorénavant la « showrunner » de cette production « Showtime ».

Comme le téléspectateur le subodore, « The Big C » est la formule anglo-saxonne et argotique qui sert à nommer le « Cancer » ; terme que l'on désigne - sous nos latitudes - par la métaphore, « mourir des suites d'une longue maladie ».

Pour prendre un raccourci quelque peu cavalier, le thème du « cancer » est à « The Big C », ce que celui du « trouble dissociatif de l'identité » est à « United States of Tara ». Fréquemment mortel dans le premier cas et simplement handicapant dans le second, cette création possède donc une tonalité forcement plus tragique !

Quadragénaire indépendante et volontariste, Cathy Jamison arrive à un âge où un dépistage du cancer du sein s'avère une idée judicieuse. Enseignante énergique auprès d'étudiants problématiques, la jeune femme possède encore un corps svelte et attrayant - qui suscite la concupiscence - et de fiers attributs mammaires - qu'elle exhibe parfois de façon faussement innocente. Malheureusement pour elle, le Docteur Todd – son médecin traitant – lui apprend qu'elle souffre d'une tumeur maligne. Outre cette mauvaise nouvelle, l'idée de suivre une chimiothérapie et de perde l'attrait évident qu'exerce sa féminité n'enchante guère la malade !

Cet élément déclencheur - décisif dans l'intrigue de la série - oblige désormais Catherine à entrevoir les liens qui l'unissent à Adam – son adolescent facétieux, qui lui joue des tours macabres (cf. les scènes des fausses agression ou d'amputation d'une phalange) et à son époux Paul – avec qui elle entretient des relations tonitruantes – sous un angle nouveau. Évoquons également les rapports tendus qui opposent Cathy à Sean, son frère. Ce dernier est un activiste écologiste - psychologiquement perturbé - qui pousse son combat contestataire jusqu'à vivre dans la rue et à refuser, l'aide notamment financière, que lui apporte sa sœur.

Irritée par le comportement mesquin d'une voisine âgée qui - depuis son installation dans sa demeure résidentielle, cinq ans auparavant - ne lui à jamais adressée la parole, Cathy tente une réconciliation – d'ailleurs réussie – avec cette dernière. Qui du professeur ou de la vieille rombière, la « grande faucheuse » viendra-t-elle cueillir en premier ?

Loin de céder au tragique de la situation et à une atmosphère larmoyante - qui accompagnerait incontestablement la série si elle était produite par une autre chaîne - le pilote de « The Big C » distille – au contraire - une vaste palette d'humour, qui oscille entre la causticité – les échanges verbaux entre Cathy et Andrea, une élève noire, obèse et méchante – ou plus volontiers potaches – les interventions morbides d'Adam ou la « monnaie de sa pièce » que la génitrice rend à son fils !

Si de manière anodine, le prologue du pilote s'ouvre sur le désir de Catherine de faire construire - à l'avant de sa demeure - une énorme piscine ; le trou béant qu'a creusé l'entrepreneur prend des allures funèbres, au cours de l'épilogue. En effet, Catherine s'y réfugie, comme si elle considérait l'affaire close, une rémission impossible et qu'il s'agissait-là de sa dernière demeure.

Le rôle de Catherine Jamison est interprété par la toujours aussi radieuse Laura Linney (« The Truman Show » ou, dans un registre différent, « The Squid and the Whale »). Avec son aura naturelle, la comédienne capte toujours aussi bien la lumière, même si le téléspectateur peut reprocher à son jeu d'actrice d'être légèrement insipide. Oliver Platt incarne le personnage de Paul Jamison. Ce dernier apparaissait dans une autre production « Showtime », sous l'identité de Russell Tupper, le confident du psychiatre malchanceux Craig Huffstodt, et dont le surnom « Huff » donnait également son titre à cette émérite série. Quant à Gabourey Sidibe – alias Andrea - la jeune fille est apparue dans « Precious », un long-métrage exagérément sordide et surestimé, inspiré d'un roman intitulé « Push », écrit par l'auteure Sapphire.

Pour clôturer cette notule, la série « The Big C » - même s'il elle possède un pilote volontiers verbeux et emphatique, qui se présente sous la forme d'une vitrine trop achalandée – mérite, tout de même, que le public visionne « There's No C in Team », son second épisode.

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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 19:20

Un couple de jeunes prolétaires du Dakota du Nord gagne une importante somme d'argent à la loterie. Il tire un trait sur une vie frugale - mais heureuse - pour aller s'installer - je vous le donne dans le mille – dans les Hamptons. Il laisse derrière lui les hivers rigoureux et les privations, pour le soleil radieux, les embruns marins et une existence de rêve.

Ginnie et Roy font l'acquisition d'une somptueuse demeure à la « Autant en emporte le vent » et offre même à Walter – leur perroquet – une cage à l'identique. Le compte de fée ne s'arrête pas là, puisque les concubins décident de se marier et d'inviter l'ensemble de leur richissimes voisins à la cérémonie.

Mais comme le demande l'adage populaire : « l'argent fait-il réellement le bonheur » ? En dépit des aléas mineurs que le couple traversent – problèmes de santé à répétitions, riverains « snobinards » qui boudent les festivités, etc - il semble que la réponse soit « oui » !

Pendant qu'Evan – le cadet du Docteur Hank Lawson - fête son anniversaire, entouré de ses amis et de ses relations ; Divya Katdare – l'assistante médicale de ce dernier – fait la rencontre du bel – mais surtout - très généreux Adam. Ce réalisateur de documentaires n'a – en effet – pas hésité à faire don d'un de ses reins à sa gouvernante de couleur, qu'il considère, non seulement comme un membre de sa famille, mais surtout comme une mère de substitution. Si elle est promise – selon la coutume indienne à Raj, son futur époux - Divya ne peut s'empêcher de succomber aux charmes irrésistibles de son client.

Boris Kuester von Jurgens-Ratenicz est de retour de son long et profitable séjour cubain et il réintègre – un sourire radieux aux lèvres – sa résidence en forme de château européen. Pendant ce temps, dans son noble dos – et celui du « Concierge Doctor » - Eddie R. Lawson manigance, on se sait quelle forfaiture, en imitant la signature complexe du bienfaiteur de son ainé.

L'épisode se clôture par un combat amical de « Lazer Tag » entre les membres de « HankMed » - dans les dédales du jardin à la française de la demeure de Boris - mais surtout par une rencontre impromptue - et beaucoup plus glaciale - entre le propriétaire des lieux et le géniteur de la fratrie Lawson.

Une fois n'est pas coutume, cet épisode de « Royal Pains » met en scène des « parvenus », qui accèdent à un univers d'opulence... par le biais d'un jeu de hasard. Les « petites gens », voilà une denrée qui faisait cruellement défaut à ce programme « USA Network » et dont la critique principale était – justement - qu'il s'orientait trop vers « les riches et les puissants de ce monde ». Cette injustice est maintenant réparée, même s'il elle intervient avec un certain retard !

De nouveau, « Whole Lotto Love » constitue en un rendez-vous généreux en événements divers et il passe – allègrement - de l'indulgente tragédie à la sympathique farce. Il comprend son lot de situations qui - en s'entremêlant avec adresse - fournit un canevas narratif complexe, quoique légèrement inconsistant.

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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 23:02

En lieu et place des poissons qu'ils souhaitent pêcher, les frères Teagues - Vince et Dave – ramènent une barque, dans laquelle se trouve la dépouille d'un vieil homme, recouvert d'une bâche.

Audrey Parker – la blonde et attrayante agent du FBI – et Nathan Wournos - l'inspecteur local, atteint d'algoataraxie – arrivent rapidement sur les lieux du drame. Mais comment parvenir à identifier le défunt, quand personne sur la presqu'ile d'Haven, dans le Maine, ne semble le (re)connaître. Si le portrait au fusain, que l'ainé des Teagues a réalisé, ne leurs est d'aucune utilité, peut-être que le tatouage énigmatique que porte le cadavre sur son avant-bras conduira les deux « limiers » sur une piste substantielle ?

Surtout qu'au sein de la communauté secrète, d'autres victimes sont rapidement à déplorer. Après un certain Joe Campbell - frappé de sénescence accélérée – après avoir été aperçu, au cours d'une soirée, en charmante compagnie ; c'est au tour de l'impétueux Duke Crocker de souffrir du même mal mystérieux ! Lui aussi a succombé aux envoutants attraits d'Helena, une mystérieuse jeune femme, brune et sensuelle.

Si - à proprement parlé - « Haven » n'est pas une série désagréable à visionner, son atmosphère qui frise souvent l'apathie – alliée au comportement détaché des deux officiers de police, face aux enquêtes qu'ils conduisent - empêchent le téléspectateur de réellement accrocher à ses intrigues fantastiques. De plus, ces dernières ont une fâcheuse tendance à adopter une linéarité systématique et une régularité scénaristique quasi-métronomique ; deux faiblesses qui desservent fortement son propos.

Librement adaptée de « The Colorado Kid » - un roman de Stephen King – la trame narrative de cette production « Syfy » gagnerait - en effet - à être incontestablement étoffée. Un challenge que devrait relever le duo d'adaptateurs - Sam Ernst et Jim Dunn – et leur équipe de scénaristes. La série gagnerait ainsi une plus-value qui - pour l'instant - lui fait cruellement défaut.

Loin de posséder un contenu mémorable, les rendez-vous qu'« Haven » proposent s'oublient – hélas - aussi rapidement qu'ils sont visionnés. De plus, les épilogues se terminent toujours de manière abrupte et précipité, à la manière des « Deux ex machina », incontournable moyen artificiel de clôturer une pièce de théâtre, à l'époque des tragédies grecques.

Le téléspectateur se questionne – également - quant au petit sourire en coin qu'Audrey Parker arbore constamment aux commissures de ses lèvres charnues, et ce, même en des circonstances tragiques, comme – par exemple - la découverte du cadavre sus-mentionné !

En ce qui concerne Nathan Wournos - son impassible collègue de travail - s'il est frappé du « syndrome d'indifférence congénitale à la douleur », il développe un intérêt certain – et d'ailleurs proche du « gâtisme » - pour les nourrissons. Un bon point pour lui !

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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 16:19

Après la vision d'une poignée d'épisodes - dont le pilote - j'avais laissé de côté cette série diffusée sur la chaîne « A&E » et dont l'intérêt intrinsèque se revele bien plus que modeste. J'y reviens - le temps d'un unique rendez-vous - histoire de constater si des améliorations - notamment scénaristiques - y ont été apportées.

Malheureusement, mon intégrité intellectuelle m'oblige à répondre par la négative ! « The Glades » était, demeure et - je le crains - restera une production de qualité médiocre, pour ne pas dire « merdique » - même si - en toute circonstance - il faut demeurer poli.

De plus, le programme est doté d'un casting d'acteurs à l'apparence épaisse et inexpressive. Cette remarque désobligeante - mais avérée - concerne les seconds rôles, mais s'applique - hélas aussi - aux personnages principaux. Ainsi, Jim Longworth, le protagoniste - dont le rôle est interprété par l'acteur australien Matt Passmore - est doté d'une physionomie de « tranche de pâté de tête » !

Le prologue de « The Girlfriend Experience » - le public peut également noter l'originalité de l'intitulé du titre - débute ainsi : dans une résidence de luxe, une jeune locataire, svelte et sexy, laisse s'échapper son chat. Le félin pénètre dans l'appartement d'un voisin, dont la porte est entrebâillée. Il y découvre – succédé de sa maitresse, d'abord confuse de l'intrusion de son animal de compagnie - un cadavre. Sous le corps de la victime – étendu sur le lit et habillé d'un simple peignoir - trois maquereaux, tous autant trépassés, y ont été glissés !

Appelé en renfort, sur le lieu du crime, le sang de l'Inspecteur Longworth ne fait qu'un tour, lorsqu'il apprend le nom du défunt... Carlos Sanchez. Heureusement, il ne s'agit que d'un homonyme de son meilleur ami et collègue de travail, qui officie avec lui au sein du « Florida Department of Law Enforcement ».

Pendant ce temps, Callie Cargill - l'amie intime de Jim Longworth - et infirmière libérale de son état - se fait ouvertement draguer par son comptable. L'entreprenant personnage lui propose même de le retrouver autour d'un diner. Si ce dernier désire entretenir la jeune et jolie jeune femme de ses affaires personnelles, dans son esprit salace, la conclusion de leurs échanges doit se révéler tout autre !

L'intrigue de la serie se revele verbeuse à souhait ; cette propension volontaire permet ainsi de mettre à l'index les scènes d'actions, qui se révèlent - bien évidemment - plus couteuses à produire que de simples échanges oraux. Le public à l'impression – et à juste titre d'ailleurs - que les personnages sont incapables - ne serait-ce que l'espace d'un fugace instant - de fermer leur satané clapet !

L'ensemble de ces innombrables travers poussent le téléspectateur – et même le plus assidu - a décrocher de cette piteuse trame narrative. Visionner un épisode de « The Glades » s'apparente à un véritable « tour de force » (en français dans le texte), voire à de la torture psychologique ! Un énorme « ouf » de soulagement se fait même entendre lorsque le générique de fin apparaît !

Une évidence s'impose néanmoins aux yeux du public, la chaîne « A&E » n'osera jamais commettre une seconde saison de cette série estivale. Quoiqu'en ce genre de matière, ce dernier ne peut jamais jurer de rien !

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