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En lieu et place des poissons qu'ils souhaitent pêcher, les frères Teagues - Vince et Dave – ramènent une barque, dans
laquelle se trouve la dépouille d'un vieil homme, recouvert d'une bâche.
Audrey Parker – la blonde et attrayante agent du FBI – et Nathan Wournos - l'inspecteur local, atteint d'algoataraxie – arrivent
rapidement sur les lieux du drame. Mais comment parvenir à identifier le défunt, quand personne sur la presqu'ile d'Haven, dans le Maine, ne semble le (re)connaître. Si le portrait au fusain, que
l'ainé des Teagues a réalisé, ne leurs est d'aucune utilité, peut-être que le tatouage énigmatique que porte le cadavre sur son avant-bras conduira les deux « limiers » sur une piste
substantielle ?
Surtout qu'au sein de la communauté secrète, d'autres victimes sont rapidement à déplorer. Après un certain Joe Campbell - frappé de
sénescence accélérée – après avoir été aperçu, au cours d'une soirée, en charmante compagnie ; c'est au tour de l'impétueux Duke Crocker de souffrir du même mal mystérieux ! Lui aussi a succombé
aux envoutants attraits d'Helena, une mystérieuse jeune femme, brune et sensuelle.
Si - à proprement parlé - « Haven » n'est pas une série désagréable à visionner, son atmosphère qui frise souvent l'apathie – alliée
au comportement détaché des deux officiers de police, face aux enquêtes qu'ils conduisent - empêchent le téléspectateur de réellement accrocher à ses intrigues fantastiques. De plus, ces
dernières ont une fâcheuse tendance à adopter une linéarité systématique et une régularité scénaristique quasi-métronomique ; deux faiblesses qui desservent fortement son propos.
Librement adaptée de « The Colorado Kid » - un roman de Stephen King – la trame narrative de cette production « Syfy » gagnerait - en
effet - à être incontestablement étoffée. Un challenge que devrait relever le duo d'adaptateurs - Sam Ernst et Jim Dunn – et leur équipe de scénaristes. La série gagnerait ainsi une plus-value
qui - pour l'instant - lui fait cruellement défaut.
Loin de posséder un contenu mémorable, les rendez-vous qu'« Haven » proposent s'oublient – hélas - aussi rapidement qu'ils sont
visionnés. De plus, les épilogues se terminent toujours de manière abrupte et précipité, à la manière des « Deux ex machina », incontournable moyen artificiel de clôturer une pièce de théâtre, à
l'époque des tragédies grecques.
Le téléspectateur se questionne – également - quant au petit sourire en coin qu'Audrey Parker arbore constamment aux commissures de
ses lèvres charnues, et ce, même en des circonstances tragiques, comme – par exemple - la découverte du cadavre sus-mentionné !
En ce qui concerne Nathan Wournos - son impassible collègue de travail - s'il est frappé du « syndrome d'indifférence congénitale à
la douleur », il développe un intérêt certain – et d'ailleurs proche du « gâtisme » - pour les nourrissons. Un bon point pour lui !
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