« Parks & Recreation » : « Canvassing » (Episode 2)

Publié le par tejipe

Dans ce deuxième épisode, le spectateur continue de suivre les efforts de Leslie Knope et de son équipe hétérogène. Leur but est de transformer une exploitation à ciel ouvert en un espace vert récréatif. A travers sa prospection électorale (la signification du titre), l'élue volubile de la ville de Pawnee, Indiana essaie de convaincre une population partagée de la validité de son projet. Pour cela, elle utilise des procédés qui ne sont pas toujours très honnêtes. De plus, la politique est une histoire de famille chez les Knope, puisque Leslie invite sa mère – fonctionnaire au système éducatif du comté - à soutenir son combat.

On l'aura compris, « P&R » est une transposition de l'univers du bureau à celui de la politique de proximité. Le programme utilise donc les mêmes recettes et artifices que « The Office ». Je ne suis pas un très grand fan de la série avec Steve Carell. Je la trouve, en dépit de son succès incompréhensible, assez ennuyeuse. Cette série avec Amy Poehler semble suivre la même orientation et elle possède les mêmes travers. Les situations ne sont pas amusantes et les personnages sont loin d'être attachants. Leslie Knope est envahissante et épuisante dans son rôle de locomotive qui tracte, contre leur grès, les wagons composés des membres de son équipe.

Le propos est volontairement acerbe et critique, mais sa schématisation systématique et son orientation idéologique nuit à l'intrigue. Ainsi, pourquoi faut-il absolument que la « Lady Park » aux dents longues appartienne au parti républicain ? En dépit du fait qu'une photo de Madeleine Albright trône sur son bureau, juste placée là pour brouiller les pistes. Une élue démocrate serait-elle différente ? Leslie ment à ses concitoyens, elle se moque de ceux qui ne pensent pas comme elle, elle utilise des procédés de dépréciation, elle tient des propos aux relents racistes, etc.

La mise en scène est volontairement chaotique. Elle saute constamment d'un personnage inconsistant à un autre, mais ne s'arrête sur aucun d'eux, en particulier. Ce procédé, qui est censé rendre le show vivant et réaliste, démotive assez rapidement le spectateur. Les effets de zoom, les mises au point incessantes, de même que ses changements constants de lieux d'actions n'arrangent rien à l'affaire.

90 % du temps de parole - et donc d'antenne - est monopolisé par une Leslie Knope arrogante, agressive et hystérique. A ce rythme-là, je doute qu'elle tienne le coup. Tant mieux ! Il est vrai qu’à côté d'être actrice, Amy Poehler est également co-productrice sur ce programme. Heureusement que son personnage est pondéré par celui interprété par Rashida Jones, l'infirmière calme et raisonnée, Ann Perkins.

Le seul élément positif à mettre au crédit de la série est le générique guilleret avec sa musique entrainante de fanfare municipale, illustré par des « split-screens » de scènes bucoliques.

La où Rob Thomas et ses équipiers réussissent à rendre « Party Down », leur modeste, mais sympathique programme de plus en plus attrayant, ceux de « Parks & Recreation », en voulant trop en imposer, se ramassent lamentablement. Attention à la crevasse, les gars !

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Publié dans Parks and Recreation

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