White Collar

Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 19:52

Peter Burke - l'agent new-yorkais du FBI – et son inséparable partenaire, Neal Caffrey, sont appelés à la rescousse, par une jeune héritière. Outre la fortune et une somptueuse demeure, Julianna Laszlo a hérité de sa grand-mère, d'un tableau la représentant et réalisé par l'illustre peintre Haustenberg. Dérobé, avec violence, par un individu corpulent, les soupçons se portent d'emblée sur Gary, l'oncle de la victime. L'affaire se corse quand Burke découvre que l'œuvre d'Haustenberg a elle-même été dérobée à un musée.

Le véritable coupable est en réalité Gerard Dorsett, un escroc notoire. Ce dernier est affublé d'un garde du corps, aussi physiquement impressionnant que silencieux. Neal Caffrey est introduit auprès de la charmante galeriste de la pinacothèque, qui va l'aider à récupérer l'œuvre picturale, en échange d'une mallette remplie d'argent. Dorsett s'aperçoit rapidement que l'endroit est surveillé par des agents du FBI. Il prend la tangente, en apportant tableau et argent.

Pendant l'entretien, Dorsett fait l'erreur d'avouer à Neal Caffrey qu'il a pour compagne, une française prénommé Brigitte. Notre sémillant gentleman cambrioleur ne rencontre aucune difficulté à remonter la trace de la jeune écervelée. Dans un bar branché, Neal séduit facilement Brigitte et son amie Claire. Caffrey et Burke sont invités au domicile que la française partage avec Dorsett. Pendant que le second - marié, fidèle et incommodé - s'occupe des deux jeunes femmes alcoolisées, le premier s'introduit dans la chambre du couple. Il dérobe le tableau de maître, qu'il n'a aucun mal à localiser.

Notre bon samaritain et faussaire émérite - émoustillé par la belle Julianna, qui souhaite récupérer l'œuvre familiale – réalise une réplique exacte du tableau d'Haustenberg, que le curateur du musée récupère sans ciller.

Son intrigue poussive et téléphoné laissée de côté, « The Portrait » est surtout la première occasion de voir apparaître - en chair et en os - l'énigmatique Kate, la compagne de Neal Caffrey. Évaporée depuis le pilote, cette dernière, a laissé derrière elle une bouteille de vin de Bordeaux, dont l'étiquette représente un plan de « Grand Central Station  », la célèbre gare new-yorkaise, située au centre de Manhattan. Légèrement grasse et anodine, Kate téléphone à son concubin, pour l'enjoindre d'arrêter de la rechercher. Elle se trouve sous l'emprise d'un énigmatique individu, qui pourrait être dangereux pour Neal.

Au bout du cinquième épisode, cette série - estampillée « USA Network » - montre les limites de son action. A l'image de ses consœurs de la même chaîne, elle mélange avec un certain bonheur humour, glamour, légèreté et décontraction. Le téléspectateur retrouve ces marques de fabrique identifiables sur d'autres productions de la chaîne, telles que « Burn Notice » ou « Royal Pains ».

Neal Caffrey commence à agacer, avec ses œillades appuyées et ses regards de braise, auxquels aucune femme ne résiste. « White Collar » - série créée par Jeff Eastin – devient prévisible et pêche indubitablement par un léger manque d'action. Neal Caffrey se révèle être un individu trop parfait pour que nous puissions éprouver réellement de la sympathie à son égard. Hormis d'être un gentil escroc, il ne possède que des qualités. Et l'habileté et l'intelligence, dont il fait montre dans ses actions gentillement malveillantes, ne peuvent même pas lui être imputés comme des défauts.

La sympathie se porte alors sur le couple formé par Peter Burke et son épouse, Elizabeth et sur l'inénarrable Mozzie – indéfectible ami de Neal - dont la présence à l'écran n'est pas assez appuyée.

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 22:59

Peter Burke – agent spécial du FBI – est étonné de la visite que son épouse lui rend dans les locaux new-yorkais de l'organisation. Elizabeth intercède en la faveur d'une amie commune, Dana, dont le mari vient d'être arrêté par des membres du Bureau Fédéral d'Investigation. Le capitaine John Mitchell - dont la mission en Irak vient de se terminer - est soupçonné d'avoir subtilisé de précieux artéfacts mésopotamiens. Le gradé se défend de ces accusations, en dépit du fait que ses empreintes digitales – présents sur les objets insolites - attestent du contraire.

Aidé de Neal Caffrey – l'élégant escroc au physique de rêve – le prosaïque agent Burke remonte la trace du délit. Ce dernier le conduit à Patrick Aimes - un richissime collectionneur et homme d'affaires au grand cœur - mais aussi à une intermédiaire inattendue, en la personne d'Alisha Teagen. Reporter de guerre et animatrice d'une émission de télévision intitulée « The War Comes Home », la manipulatrice a utilisé les empreintes digitales du capitaine Mitchell. Elle les a recueillis sur une bouteille de bière, vestige d'une soirée arrosée, qu'elle a passé en sa compagnie. L'affaire éventée et la présentatrice acculée, cette dernière n'a d'autre solution que de collaborer avec le FBI.

Jamais à cours d'idées, Neal Caffrey – secondé par le facétieux contrefacteur Mozzie – monte, de main de maître, une embuscade afin de faire chuter le malhonnête magnat. D'abord au propre, ce dernier l'est également au figuré, quand le faussaire – en livrée impeccable de chauffeur – le renverse à bord de la limousine subtilisée à des malfrats.

« White Collar » est diffusée chaque vendredi soir sur les antennes de la chaîne « USA Network ». Cette semaine, je me suis fait tirer l'oreille pour rédiger la notule concernant ce convivial programme, dans lequel « flic et voyou » travaillent de concert. « Flip of the Coin » n'est pas un mauvais épisode – eu égard à la médiocrité ambiante de ses homologues télévisuels. Malheureusement, le syndrome de la lassitude touche invariablement ce programme, à l'image de la cohorte de ses semblables.

Si l'enquête peut être considérée comme secondaire, l'épisode vaut surtout pour la rencontre de deux milieux antagonistes représentés, d'un côté, par un agent des forces de l'ordre – Peter Burke – et de l'autre côté, par le faussaire érudit – Mozzie – interprété par Willie Garson, espiègle acteur, tout bonnement excellent.

Véritable sésame qui ouvre toutes les portes – même les mieux scellées - la plastique du sémillant Neal Caffrey – alliée à son audace - agace à la longue. La remarque émane, certes, d'un vilain petit canard, jaloux du physique attrayant du bonhomme, mais elle provient surtout d'un téléspectateur exigeant, qui souhaiterait que cette avantage physique ne soit pas employé, à tout bout de champ, à des fins de facilité scénaristique. Le reste des protagonistes – à commencer par l'agent Peter Burke – sont utilisés comme de vulgaires faire-valoir, confinés à jouer les utilités.

Dans cet épisode, Elizabeth Burke – l'épouse, d'habitude légèrement effacée de Peter – prend du relief. Elle mène son mari par le bout du nez, surtout qu'en matière de compréhension féminine et de tact, ce dernier en est encore à des balbutiements préhistoriques. Pour paraphraser une touchante expression, entrevue quelque part, Peter Burke pourrait ainsi qualifier sa tendre moitié : « Ma femme, c'est mon passeport d'humanité ! ». Le casanovesque Neal Caffrey – lui – est toujours assidument à la recherche de la sienne.

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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 00:49

Alors qu'ils organisent une planque à bord d'un fourgon banalisé, l'agent du FBI, Peter Burke – ainsi que ses deux collègues, les agents Cruz et Jones – reçoivent la visite de Paul Ignazio, le neveu d'un parrain local. Son oncle, Leo Barelli, utilise son prestigieux restaurant, comme couverture pour ses activités illégales. Étrangement, le maffieux pratiquant requiert l'aide des services spéciaux de l'état américain ! Une bible - vieille de plus de cinq siècles - a été subtilisée dans l'église que ce dernier fréquente.

Aidé de l'attrayant aigrefin, Neal Caffrey, Burke mène l'enquête au sein de la congrégation religieuse. Le duo découvre que l'ouvrage médiéval possède le don de guérir. Leurs investigations les mènent auprès d'un vétéran de la guerre d'Irak. Désormais SDF, Steve vit dans les rues de New-York, en compagnie de sa chienne malade, Lucy. Persuadé des pouvoirs miraculeux du saint livre, ce dernier l'a volé pour le compte d'Ignazio, retrouvé mort sur un débarcadère isolé.

L'intervention intempestive du détective Joseph Ruiz - l'agent chargé de l'assassinat - empêche Burke et Caffrey de poursuivre l'enquête. Si le premier a les mains liés, le second continue les recherches, aidé de Mozzie, son fidèle ami faussaire. La piste du meurtre les conduit auprès d'une historienne, Maria Fiametta, dont le physique sulfureux est loin de l'image d'Épinal de la profession.

A côté des investigations qu'il mène en compagnie de son garde-chiourme, l'ancien détenu recherche toujours dans la bouteille de bordeaux vide que lui a laissé Kate, la réponse à la disparition énigmatique de sa compagne.

Ce programme - estampillé « USA Network » - possède une atmosphère légère et nerveuse, qui le rend - à sa manière – aussi sympathique que « Royal Pains », l'estivale série diffusée sur la même chaîne. Son ton, à la fois ironique et pétillant, ainsi que les enquêtes rondement menées par un couple inattendu – policier et voleur – fond de « White Collar » un « show » très agréable à visionner. Les amoureux de la « Big Apple » découvrent, de nouveau, de bien belles images de  « la ville qui ne dort jamais » ! Dans « Book of Hours », ils peuvent admirer - en décors de fond - la « skyline » des buildings new-yorkais.

L'épisode introduit, de façon décisive, deux nouveaux agents, aperçus précédemment : Lauren Cruz, une hispanique et Jones, un afro-américain. Pour l'instant, confinés à des tâches subalternes, leur présence au sein de la série possède des accents de discrimination positive. Une participation plus active de leurs parts serait la bienvenue !

Les fans de « Fringe » seront heureux de l'apparition - dans cet épisode - de Kirk Acevedo, alias l'Agent Charlie Francis, récemment décédé dans la série fantastique de la « FOX ». Loin du personnage sympathique qu'il incarnait alors, il joue ici un policier particulièrement inquisiteur. Verra-t-on « ce cheveu sur la soupe » réapparaitre de nouveau au sein du programme ? C'est tout le mal que l'on souhaite à cet excellent acteur à la voix sourde et éraillée, inexplicablement éradiqué d'une série, au sein de laquelle, il possédait pourtant une utilité.

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 18:20

Au cours d'une fête huppée, durant laquelle se presse une multitude de créatures de rêve, Tara - un mannequin - est témoin d'un crime perpétré par un contrefacteur israélien nommé Ghovat. Mais comment le FBI peut-il appréhender ce « fantôme », que la jeune femme ne peut identifier que par sa voix atypique ? Neal Caffrey, notre sémillant escroc, a l'idée d'organiser une réception similaire, afin de mettre la main sur cet esthète, amoureux de belles femmes et de belles choses. Le plan est sur le point de fonctionner, sauf que l'ingénieux meurtrier n'est pas né de la dernière pluie !

A l'image de « Royal Pains » - autre série « glamour » diffusée sur la chaîne « USA Network », un certain temps sera nécessaire au téléspectateur pour pleinement apprécier ce nouveau programme, ainsi que les protagonistes qui le composent. Je pense avant tout au personnage de Neal Caffrey, auquel le commun des mortels ne peut s'identifier. En effet, cette « perfection fait homme » agace légèrement, avec le défilé de qualités irritantes qu'il possède : charme, beauté, galanterie, intelligente, espièglerie, etc. Seul l'attachement dévorante qu'il voue à Kate - sa compagne disparue, alors qu'il croupissait en prison - le rend accessible ! Dans la « drama » médicale, Hank Lawson - le « concierge doctor » de la communauté huppée des Hamptons - faisait preuve d'une plus grande humilité.

En ce qui concerne l'autre membre du duo - l'agent spécial du FBI, Peter Burke - les choses sont plus simples. Individu prosaïque et profondément honnête, le téléspectateur lui accorde d'emblée toute sa sympathie. Amoureux de sa femme - qui le lui rend bien - sa relation avec Neal Caffrey, son singulier associé, déborde le cadre professionnel. L'escroc lui prodigue ses connaissances en « sexe opposée » et son attirance pour les produits de luxe, afin qu'il améliore ses relations avec Elizabeth, alias la charmante Madame Burke.

Une scène - à la fois tendre et symptomatique, dans laquelle l'épouse offre à sa moitié, une magnifique montre tendance - prouve qu'elle ne changerait pour rien au monde son homme pragmatique et authentique contre un épigone de Ben Caffrey. « In fine », elle redonne à son époux, son ancienne breloque, à même de réellement symboliser son état d'esprit ! Ouf ! Les scénaristes ont eu l'intelligence de ne pas faire succomber la femme mariée au charme du « beau gosse ».

Davantage que Ben Caffrey - trop parfait pour être honnête - les personnages secondaires sont à même d'humaniser cette pétillante série « old school », qui se laisse honnêtement visionner. Je pense également à « Mozzie » - interprété par le truculent Willie Garson - qui est autant l'informateur de Ben, que son ami avisé.

Les amoureux de la « Big Apple » ne sont pas oubliés. La série, créée par Jeff Eastin, n'est pas avare en plans de la métropole, dans laquelle l'action se déroule. Dans « Threads », les caméras se promènent dans le cadre verdoyant de « Central park » en servant les contraintes de l'action.

En parlant « d'action » - et je l'avais déjà spécifié dans la précédente notule - « White Collar » pêche par un manque de scènes à même de dynamiser légèrement son contenu. Le tir est certainement à rectifier, n'est-ce pas, messieurs les scénaristes ?


Par tejipe - Publié dans : White Collar - Communauté : Communauté des séries US & UK
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 12:55

En pleine mission délicate, Peter Burke - un agent du FBI spécialisé dans la délinquance en col blanc - apprend de la bouche de son assistante que Neal Caffrey - un escroc qu’il a traqué trois ans auparavant - vient de se faire la belle. Le policier retrouve rapidement le fugitif dans l’appartement - désormais vide - qu’il partageait avec sa compagne. Dévasté par la désertion de Kate Moreau, l’escroc propose au policier une alliance contre-nature ; sa précieuse aide pour retrouver la trace d’un énigmatique faussaire - le « Hollandais » - contre sa liberté sous-surveillance. Las d’être entouré par des adjoints diplômés - mais incompétents - l’agent Peter Burke accepte la proposition atypique.


Nouveau « show » diffusé sur « USA Network », « White Collar » porte les stigmates de certains  programmes qui ont fait le succès de la chaîne ; je pense à « Burn Notice » ou au plus récent « Royal Pains ». Cette série, créée par Jeff Eastin, mélange avec brio ambiance « glamour » du banditisme cérébral et enquêtes légères mais captivantes. Tout comme ses pairs des deux séries susmentionnées, Neal Caffrey possède les atouts de la beauté, de la jeunesse et de la débrouillardise. Son désormais acolyte l’agent Peter Burke endosse le rôle du faire-valoir légèrement encrouté. « White Collar » bénéficie d’un pilote qui rappelle la touche de Jace Alexander, le réalisateur attitré de la chaîne : caméra nerveuse, sens des effets soignés et efficaces, etc. Son intrigue est claire et linéaire et ses personnages - plutôt lisses en apparences - comportent des facettes sombres.

Hélas, si les trente premières minutes se laissent agréablement visionner, la lassitude pointe le bout de son nez, au cours de la deuxième partie ! S’il comprend de nombreux rebondissements scénaristiques, le pilote pêche par un manque de scènes d’actions. Histoire de tirer le téléspectateur d’une torpeur relative, les deux protagonistes - en excellente forme physique - pourraient se fendre de quelques péripéties. Heureusement, l’humour n’est pas absent du scénario et il soutire quelques sourires. La preuve en est cette scène dans laquelle l’agent Burke amène son prisonnier en liberté conditionnelle dans un hôtel miteux avec clochard, prostituée et mouches virevoltantes à la réception. Pire que l’univers carcéral auquel Neal Caffrey vient d’échapper !

Titiller par l’envie de retrouver sa belle, qui a quitté New-York - le cadre de l’action - pour la Californie, le sémillant artiste de l’évasion est tenté de voler de ses propres ailes et d’échapper à la surveillance de son sympathique cerbère. A cette occasion, la série peut s’envoler vers des sommets de virtuosité qui, ainsi, la dynamiserait.


Pour terminer cette notule, un mot sur le casting de « White Collar ». Hormis l’insipide Matt Bomer - alias Neal Caffrey - on retrouve avec plaisir Tim DeKay (Peter Burke), l’acteur qui interprétait Clayton « Jonesy » Jones dans la série « Carnivàle » et Willie Garson, qui joue ici un allié du délinquant. Du côté de la distribution féminine - plutôt en retrait, d’ailleurs - la toujours rondouillette Tiffani Thiessen (« Sauvés par le gong » et « Beverly Hills 90210 ») est l’épouse de l’agent du FBI et Marsha Thomason (« Easy Money ») joue sa collègue.

Par tejipe - Publié dans : White Collar - Communauté : Communauté des séries US & UK
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