Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 16:35

« Exit » le personnage de Tori Fairchild, qui avait déjà tiré sa révérence - à bord d'un taxi - au cours de l'épilogue du précédent épisode ; « Enter » celui d'Erika Taylor, antithèse incontestable de la fille de l'ambassadeur américain. Et – croyez-moi - existentiellement, tout oppose les deux jeunes femmes !

Si la première était une enfant gâté, qui appartenait à la jeunesse dorée d'une riche famille de l'univers « WASP » ; la seconde – en revanche – était une afro-américaine dont la vie – véritable parcours du combattant – était semé des pires embûches. Si j'utilise – à dessein – l'imparfait, pour m'entretenir des événements qui concernent les deux jeunes femmes, il n'est pas souhaitable de s'étendre davantage sur le sujet, et ce afin de ménager l'intrigue du passionnant épisode de cette série estivale, diffusée sur « NBC ». Sans conteste, « Incoming » - cinquième rendez-vous de « Persons Unknown » - n'est point avare en rebondissements divers qui parsèment son parcours !

Dans le but évident de relancer l'intrigue de sa série - dont l'action, qui se déroule en huis-clos, peut rapidement s'essouffler et tourner au soporifique - Christopher McQuarrie – le « showrunner » - a décidé de remplacer une prisonnière au comportement restreint, par une nouvelle captive qui déborde de ressources insoupçonnées.

Janet Cooper, Joe Tucker, Moira Doherty et consorts vont rapidement s'en rendre compte ! Mais c'est surtout le personnage antipathique et manipulateur de Bill Blackham qui fait les frais de sa rencontre avec Erika. Du coup, la condamnée à mort - aux sinistres tatouages et dont le puissant corps est une véritable machine de guerre - devient l'incarnation violente d'une « justice poétique » ; et ce retour de bâton, le vendeur de véhicules d'occasion méritait incontestablement de le recevoir. Face à Erika, même un soldat aguerri comme le Sergent Graham McNair fait figure de midinette !

A l'extérieur, rien ne va plus pour Mark Renbe, le pitoyable journaliste ! S'il ne se rasait qu'une fois par semaine et portait les cheveux en bataille, dans l'unique but de démontrer au téléspectateur qu'il était fort préoccupé par son sacerdoce d'enquêteur, il apprend ici – et de la bouche même de son employeur et amante - qu'il est licencié de l'hebdomadaire à sensations dans lequel il officiait. L'incrédulité qui s'était emparé du public - lors du précédent épisode - quand il découvrait que Mark était l'ancien époux de Janet Cooper, n'est rien en comparaison des révélations qui lui sont assenées au cours de ce présent épisode. Mais de nouveau - « spoiler » oblige - « motus et bouche cousue » !

Si les choses se décantent lentement – Moira découvre, notamment, que Joe fait partie intégrante du complot qui les retient prisonniers à l'intérieur du décors factices de la ville fantôme, des échauffourées opposent l'infiltré à Tom, le pseudo-cuisinier chinois, etc – le téléspectateur ignore toujours pourquoi les captifs sont retenus prisonniers et qui tirent les ficelles de cette sombre tragédie. Le public doit donc encore faire preuve de patience et surtout, qu'il se console en se disant que Christopher McQuarrie n'en a pas davantage – pour l'instant - la moindre petite idée !

N'en déplaise aux aficionados de la création « ABC » - co-signée Brannon Braga, David S. Goyer et Robert J. Sawyer – si cette dernière en possédait véritablement - « Persons Unknown » peut être considéré comme la « FlashFoward » du nécessiteux. Bien évidemment, elle est loin de disposer de ses moyens financiers impressionnants, ni de l'emphase scénaritisque qui caractérisait ce « blockbuster » télévisuel, désormais défunt ! Mais qui peut prédire l'avenir ? Peut-être que – d'un abord plus humble - sa consoeur « NBC » pourrait bénéficier - de la part des instances productrices de la chaîne - d'un sursis, dont n'a pas eu droit la dispendieuse et précieuse production susmentionnée ! Arrivé quasiment en milieu de parcours – cinq épisodes ont déjà été diffusés, sur les treize prévus – « Persons Unknown » - avec le soutien des téléspectateurs, qui apprécient sa touche surannée à la « Twillight Zone » - pourrait jouer les prolongations !

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 19:34

Le trois avril 2010 – soit au lendemain de la diffusion de son pilote - j'avais consacré une notule peu élogieuse concernant le premier rendez-vous de « Miami Medical ». « Medical drama » - comme son intitulé l'indique – cette série possédait un contenu scénaristique d'un tel conformisme, que son développement narratif avoisinait une quasi-mort clinique !

Treize épisodes plus tard – ou trois mois, jour pour jour, après ses débuts - « Medicine Man » - son « season finale » - signe l'arrêt (de mort) définitif de cette production créée par Jeffrey Lieber et dont la diffusion se déroulait sur la chaîne « CBS ».

Précédemment intitulé « Miami Trauma», la série avait changé de titre, afin de ne pas passer - de manière trop flagrante - pour une imitation éhontée de « Trauma », une consoeur « NBC », dont l'action se déroulait – elle - à San Francisco. En effet, toutes les deux possédaient un contenu volontiers racoleur, dans lequel des patients - fortement amochés – étaient conduits au service traumatologie de l'établissement hospitalier. Hémoglobine à gogo et tripes à l'air figuraientt – entre autres joyeusetés - au « menu » de ces deux productions !

Après la vision du pilote, j'avais judicieusement jugé que le peu d'intérêt que représentait cette série ne méritait pas de plus amples approfondissements. Le dernier épisode en date semble me donner totalement raison !

Un bus scolaire rempli d'élèves - qu'accompagne leur enseignante – sombre dans les eaux marécageuses d'un lac des Everglades, après que son conducteur a violemment perdu le contrôle du véhicule. Si l'accompagnatrice s'en tire de manière relativement honorable, son étudiant fétiche – un prodige du dessin – rencontre moins de chance. Des radiographies démontrent que sa boîte crânienne est sur le point de se détacher de sa colonne vertébrale ! Heureusement pour l'adolescent, la piquante - mais néanmoins compétente - doctoresse Eva Zambrano s'occupe de son tragique cas. L'inquiétude atteint son apogée, lorsque la mère du jeune malade intervient.

Le docteur Chris Deleo apprend qu'un patient - qui partage son patronyme - vient d'être admis au service d'oncologie. Ce dernier est étonné de découvrir qu'il s'agit de son frère ainé – un individu emblématique, plus prompt à l'action, qu'à la réflexion.

De son côté, Matthew Procter est confronté aux lubies d'un malade qui - s'il ne croit pas aux vertus thérapeutiques de la science moderne - accepte néanmoins que le médecin vétéran de l'hôpital le soigne. La seule condition requise est que ce dernier se fabrique un couvre-chef avec les plumes d'un canard mâle.

Mais à l'instar du dénouement survenu au cours du pilote – et certainement au sein des onze autres épisodes, que je n'ai pas visionné – l'ensemble des interventions pratiquées se clôturent de manière positive !

Si l'on considère que « Miami Medical » ne fait preuve d'aucune originalité flagrante, que la psychologie de ses protagonistes est réduite à la portion congrue, il faut rajouter que l'équipe médicale, composée de membres à l'appartenance multiraciale diverse, ne doit exister que dans les fantasmes scénaristiques de son « showrunner ». Heureusement, que tout ceci fait désormais partie du passé !

« Miami Medical » - et j'ai omis de préciser cette information à dessein, histoire de garder une dernière poire pour la soif – est un programme produit par Jerry Bruckheimer, le spécialiste des « shows » laborieux et sans aucune finesse – et dont « The Forgotten » (« ABC ») et - dans une moindre mesure - « Dark Blue » (« TNT ») bénéficient d'une seconde saison, qui devraient débuter, incessamment sous peu !

Que les aficionados du « bonhomme » se rassurent, ce n'est donc pas demain que « JB » va pointer au chômage, se retirer définitivement de la production télévisuelle ou cinématographique ou aller grossir les rangs des « SDF », qui s'entassent dans « Skid Row », le quartier déshérité de « Los Angeles » ! En résumé, d'autres séries, au contenu indigent, attendent ses détracteurs ; à eux de surveiller les différentes chaînes de télévision « US », sur lesquelles le « nabab » va encore sévir !

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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 16:45

Nouvelle serie à l'atmosphère « fantastico-erotico-romantique », « The Gates » est diffusée sur « ABC », la chaîne qui multiplie les productions, comme des adolescents développent des boutons d'acné juvénile ! Cette création – co-écrite par Grant Scharbo et Richard Hatem - possède un postulat de départ relativement original et qui – surtout - prend son audience à rebrousse-poil.

Si dans les premières minutes du « pilote », le public imagine que « The Gates » - une idyllique résidence, gardée sous étroite surveillance - représente un havre de paix, protégeant ses habitants contre les attaques d'un monde extérieur hostile : afro-américains patibulaires, ressortissants hispaniques dangereux , terroristes musulmans, activistes gauchistes et autres nécessiteux ; une séquence emblématique lui prouve qu'il se méprend totalement. Vampire - qui rencontre des difficultés à refréner ses pulsions meurtrières - Claire Radcliff est une femme au foyer et une mère attentionnée, qui séduit et vide de son sang un employé de passage, avant de cacher son corps.

Lukas Ford – un lycanthrope adolescent, qui fréquente le collège local – rencontre le même genre de difficultés, à savoir enrayer sa nature atavique, qui le pousse à tuer ! Dans le premier cas, Dylan Radcliff – également membre de la gente vampirique – constitue le garant moral de son épouse ; dans le second, Simon Ford – le père loup-garou du garçon - représente le gardien de son fils !

A l'image du personnage moral de Dexter Morgan – le tueur de tueurs en série - dans la production « Showtime » éponyme, les protagonistes mythologiques n'aspirent – également - qu'a une seule chose : faire partie intégrante du rêve américain et intégrer ses standards rassérénants et protecteurs.

Après que l'ancien Shérif principal - en charge de la surveillance de la résidence et de ses habitants - a disparu - son cadavre est retrouvé, en fin de pilote, dans le lac attenant aux lieux - Nick Monohan, accompagné de sa famille typique – Sarah, sa gentille épouse, faussement soumise ; Charlie, son fils ainé, qui ne laisse pas la fiancée du loup-garou indifférente et Dana, sa cadette espiègle – viennent s'installer dans une magnifique demeure, sise à l'intérieur de l'enceinte.

Si Sarah imaginait quitter la turbulente Chicago - dans laquelle son époux exerçait le difficile métier d'inspecteur de police – pour venir s'installer dans un cadre apaisant et paradisiaque, son raisonnement se trouve rapidement erronée. D'autant plus - qu'à l'image des créatures du folklore mythologique sus-mentionnées - Nick Monohan ne peut – lui-aussi – résister à l'appel de sa véritable nature, qui consiste à traquer le crime, sous toutes ses formes et sous toutes les latitudes.

Si - d'un côté - les membres de la communauté tentent de dissimuler leur terrible secret, le travail de Nick Monohan consiste – au contraire – à percer les mystères qui s'y trament. A un moment, il faudra bien que le nouveau gardien des lieux découvre le pot-aux-roses ! Le rôle des scénaristes est donc de reporter – au plus tard – la terrible échéance !

Hormis son « background » fantastico-horrifique, « The Gates » est surtout prétexte à développer des intrigues amoureuses entre protagonistes, que ces derniers appartiennent au monde des adultes ou à celui des adolescents. La série – hyperformatée, dans l'unique but de satisfaire aux exigences de toute la famille, à l'exception des enfants en bas-âge – développe, à outrance, des scènes à l'atmosphère gentiment sanguinolente, sur fond d'excursions nocturnes. Une lune - plus ou moins pleine - se détache, sur fond de ciel étoilé, pendant que des nappes de brouillard, du plus bel effet, envahissent les décors forestiers.

Imitatrice grand public de « True Blood » - parallèlement diffusée sur « HBO », le même jour – l'intérêt majeure de « The Gates » réside dans le fait - qu'à l'inverse de sa consoeur - la série ne va pas s'éterniser sur trois saisons - voire plus, je le crains ! Pour le plus grand déplaisir de certains téléspectateurs - qui perçoivent désormais la production d'Alan Ball comme une « bouse innommable et racoleuse » - cette dernière ne se destine plus qu'à une audience frustrée, uniquement en quête de paires de fesses qui affleurent dans les décors ou de tétons qui montrent le bout de leur aréoles.

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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 16:53

Nouvellement diffusée sur les antennes de la chaîne « FX », « Louie » est une série qui met en scène une version fictionnelle de Louis C.K., un humoriste de « Stand-up comedy ». L'individu - qui possède de nombreuses cordes à son arc - est également scénariste, acteur, producteur, réalisateur et consorts.

A l'inverse de la majorité des programmes formatés - présents sur la plupart des « networks » américains - il est quasiment impossible, pour le téléspectateur, de ranger « Louie » dans une case spécifique. Et c'est justement cette difficulté qui rend ce programme si passionnant à visionner. Le budget minimaliste octroyé au « show » lui permet de se libérer des carcans créatifs. Du coup, cette liberté apporte un véritable vent de fraicheur dans le domaine étriquée de la série actuelle, même – s'il faut bien le concéder - son atmosphère est comme fortement nimbée par les effluves d'un désodorisant de marque « discount » !

Mais penchons-nous sur la personnalité du protagoniste ! La quarantaine et fraichement divorcé, Louie élève seul - mais en père responsable - ses deux petites filles aux cheveux blonds. Le soir venu, l'artiste se rend au « Comedy Cellar », une salle de spectacle dans laquelle l'auditoire – en plus d'apprécier l'humour dévastateur du comique – peut s'abreuver de boissons vraisemblablement alcoolisées.

Les intrigues développées au sein de « Louie » se situent à mi-chemin entre les élucubrations nombrilistes de Larry David, développées dans « Curb Your Enthusiasm » - son programme « HBO » - et les déambulations mémorielles d'Harvey Pekar, le créateur de « American Splendor » - son « comic book » semi-fictionnel pour adultes. Shari Springer Berman et Robert Pulcini - le duo de réalisateurs - a d'ailleurs retransposé, à merveille, l'atmosphère douce amère de l'œuvre de l'artiste de Cleveland, dans leur excellent long-métrage éponyme.

Si l'action de « Louie » se déroule dans la « Big Apple » ; en visionnant cette série, le public se retrouve transporté à des années-lumières de l'atmosphère factice et « bourgeois-bohème » de la guimauve cinématographique que représente le film « New York, I Love You » ! Notamment produite par « Vivendi Entertainment », cette co-réalisation internationale – outre d'imposer ses clichés sirupeux de la mégalopole, vu à travers le regard amorphe d'un Bernard-Henri Levy – ne donnait vraiment pas envie au spectateur de traverser l'océan Atlantique pour (re)découvrir « la ville qui ne dort jamais » !

Au contraire, l'ambiance franchement populaire – voire prolétarienne – dans laquelle le personnage de Louie évolue – plus proche de certaines œuvres filmiques d'Amos Kollek ou de Jim Jarmusch – enthousiasme le public. Louie se nourrit de pizzas graisseuses et de sodas exagérément sucrés, voire de canettes de bières éclusées à gogo. Sa bedaine proéminente – qui émerge de sa silhouette empâtée, telle l'iceberg qui a coulé le « Titanic » - est là pour l'attester.

Dans l'intrigue du « pilote », Louie chaperonne – en compagnie d'une autre parent d'élèves - une sortie scolaire, en autobus, dans le Bronx. La balade organisée se transforme rapidement en « équipée sauvage », lorsque les intéressés découvrent que le chauffeur afro-américain du véhicule fait preuve - à l'égard de sa mission sacerdotale - d'un « je-m'en-foutiste » total. Sur la scène du « Comedy Cellar », l'artiste cynique en profite pour fustiger le système scolaire américain, dans lequel les élèves sont quasiment livrés à eux-mêmes. Dans sa seconde partie, Louie – esseulé – décide de se jeter à l'eau et organise un rendez-vous galant avec une jeune femme hystérique, égoïste et grincheuse.

La trame narrative de « Poker/Divorce » débute par une désopilante partie de poker, durant laquelle Louie et ses amis évoque le thème de l'homosexualité masculine. Si la majorité des protagonistes - réunis autour de la table - appartiennent à la communauté hétérosexuelle, un représentant de l'univers « gay » s'y trouve également ! Une curiosité – parfois malsaine - pousse l'assemblée à mitrailler ce dernier de questions, concernant ses pratiques sexuelles, les lieux de rencontres où il se rend pour trouver des partenaires, les tendances actuels dans le domaine, etc.

Si, autour de la table, certains joueurs sont hilares, d'autres – en revanche - ont le coeur au bord des lèvres. La conversation prend une tournure solennelle, lorsque le joueur de poker gay – questionné par la tablée - aborde l'étymologie du terme péjoratif « Faggot » ! L'expression se rapporte à l'époque de l'inquisition, durant laquelle les homosexuels - tels des fagots de bois liés ensemble – étaient brûlés collectivement sur le bûcher !

En deuxième partie de rendez-vous, l'esprit de Louie vagabonde dans le passé, alors qu'il vient de retrouver « une boite de pandore », rempli de souvenirs. Il se remémore alors le visage de Tammy Wickilinis - un amour de jeunesse – qu'il retrouve, sans trop de difficultés, grâce à la magie de « Facebook ». Même si le poids des ans a laissé une marque indélébile sur la quadragennaire - désormais mariée et mère de famille - Louie – poussé par des sentiments irrépréhensibles, mais surtout par un instinct animal qu'il avait été incapable d'exprimer adolescent – se jette sur Tammy, telle une bête sauvage.

Le troisième épisode de « Louie » - intitulé « Dr. Ben/Nick » - devrait être disponible dès le six juillet prochain. Après avoir été emballé par la verve et la fraicheur des deux premiers rendez-vous de ce « show » - situé hors des sentiers battus - la vision du prochain opus s'impose comme une évidence !

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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 08:53

Dans le local souterrain de « Reynholm Industries », que le trio de « The IT Crowd » occupe, Roy Tenneman confie à Jen Barber qu'il souhaite se débarrasser de sa collection d'objets hétéroclites, car il souhaite endosser une nouvelle personnalité. Maurice Moss déboule et - tremblant d'excitation - annonce à ses collègues qu'il va participer à l'émission « Countdown », l'équivalent britannique du jeu « Des chiffres et des lettres ».

La chargée de clientèle - quant à elle - est confrontée à l'ostracisme de Douglas Reynholm - son PDG – qui lui refuse désormais l'entrée de son bureau, à l'heure des réunions d'équipes. Dépitée de son éviction et intriguée par tant de mystères, Jen Barber mène l'enquête.

Après la vision de « The Final Countdown », l'aficionado de cette série culte - créée par Graham Linehan - prend conscience que le temps des épisodes de qualité est désormais révolue. Après avoir attendu avec impatience cette quatrième saison, le téléspectateur ne peut – hélas – que déchanter. Le scénario multiplie les situations extraordinairement incongrues, dans le but unique de leurrer ce dernier et lui faire prendre des vessies pour des lanternes.

La rencontre de Maurice Moss avec un épigone de Jackie Chan - mâtiné de personnages à la « Matrix » - dans les locaux du jeu télévisé, débouche sur une série d'événements prétendument cocasses... mais qui sont très loin de l'être. La découverte de Jen Barber concernant les activités occultes qui se déroulent à l'intérieur du bureau de son employeur ne représente qu'un pis-aller anecdotique.

Seules les situations qui mettent en scène Roy Tenneman – bien que recyclant un humour de répétition des plus simplistes – font réellement mouche. Après qu'un énigmatique laveur de vitres a laissé dans son appartement son attirail – vélo, échelle, sceau, éponges et compagnie - Roy se lance à sa poursuite, afin de lui restituer son dû. A plusieurs reprises, il croise le chemin d'un ancien collègue, qui a réussi sa vie. L'employé du service « Technologies de l'information et de la communication » n'a plus qu'une idée en tête, prouver à sa connaissance qu'il n'est pas qu'un vulgaire travailleur manuel.

La présence d'un personnage tel que Richmond Avenal manque cruellement à la distribution. Le fan de « Cradle of Filth » - apparu pour la première fois dans l'épisode « The Red Door » (1x04) – représentait vraiment une création originale et inattendue. Sa réapparition au sein du programme serait la bienvenue !

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